Assurance vie : les promotions sur les unités de compte ne doivent pas vous aveugler

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Comment faire pour augmenter la performance de son contrat d’assurance vie alors que la moyenne des fonds euros va toucher un nouveau plancher en 2019 ? A écouter les assureurs et les distributeurs de contrat d’assurance vie, il faut miser sur les unités de compte (UC). Plus exactement, c’est la solution choisie par ces professionnels pour doper le rendement des contrats proposés au grand public. Certains gros acteurs du marché (Generali, Allianz, l’Afer, …) ont d’ores-et-déjà installé des barrières à l’entrée en conditionnant les ouvertures de contrats à un minimum de versements sur les unités de compte. D’autres accordent un bonus de rendement sur le fonds euros… si un certain pourcentage de l’encours est placé sur ces supports non garantis. Bref, le choix semble quelque peu contraint pour celui qui espère encore du rendement sur son contrat d’assurance vie.
Si les professionnels du secteur misent sur les unités de compte, des fonds composés d’actions, de parts de SCPI, de SCI, de Sicav ou encore de FCP, ça n’est pas sans raison. Les taux des obligations dont les fonds euros sont généreusement garnis n’ont jamais été aussi bas, ce qui impacte directement le rendement des supports garantis. La Banque de France a dans ce sens préconisé aux assureurs de répercuter l’évolution à la baisse des taux des obligations sur les intérêts servis par leurs fonds euros. Logique, dans ces conditions, qu’ils présentent ces supports au grand public et les incite à y déplacer une partie de leur épargne. Mais pas à n’importe quel prix. C’est en résumé le message de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) qui, dans un communiqué du 30 janvier 2020, adresse un message au secteur de l’assurance vie et l’appelle sobrement “à la vigilance sur la présentation des offres relatives à des contrats d’assurance vie impliquant des investissements sur des unités de compte”.
>> A lire – Assurance vie 2019 : notre tableau comparatif des taux d’intérêt des fonds euros
Les publicités mises en cause
Le gendarme de la banque et de l’assurance pointe notamment du doigt des annonces “portant sur des offres à caractère promotionnel conditionnant le bénéfice de primes financières et des réductions (ou gratuités) temporaires des frais sur versement à un investissement minimum sur des supports en unités de compte”. Autant de pratiques régulièrement utilisées dans le secteur de l’assurance vie, alors même que l’ACPR estime primordial de prévenir l’épargnant du risque encouru sur ce type de supports. Cela “implique de mentionner le cas échéant le risque de perte en capital, même partiel, en cas de sortie anticipée et/ou à l’échéance”, expliquait-elle ainsi dans une recommandation sur les communications à caractère publicitaire des contrats d’assurance vie parue le 12 février 2015. Une recommandation qui n’a pas été suivie à la lettre dans plus du tiers des publicités que l’ACPR a analysées”. Une tendance forte qui l’a poussée à intervenir auprès de 30 professionnels rien qu’en 2019 pour des publicités où l’information paraît incomplète : “Au lieu de figurer de manière apparente dans le corps principal du texte publicitaire, les risques, en particulier de perte en capital, n’étaient indiqués que sous la forme de renvois de bas de page”.
>> A lire aussi – Assurance vie : cette mesure qui pourrait encore peser sur les rendements des fonds en euros
Quel risque pour l’épargnant ?
Si l’ACPR est aussi précautionneuse sur ces publicités et la présentation des unités de compte, c’est qu’investir sur ces supports n’apporte aucune garantie. Ni de rendements élevés, et encore moins de conserver à terme son capital. Certes, l’année 2019, synonyme notamment de hausse des marchés boursiers, s’est soldée pour une bel exercice pour un grand nombre d’unités de compte. En attestent les performances des UC de l’Afer, dont 7 des 16 supports non garantis ont offert des pourcentages supérieurs à 20 %. Même constat à la MIF où les UC ont réalisé des performances annuelles comprises entre 15 % et 30 % selon les cas. Et les exemples sont nombreux.
Mais trop s’attarder sur une année, si belle soit elle, serait trompeur. Car les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. Les épargnants doivent ainsi se rappeler de l’exercice 2018. Les performances moyennes des unités de compte s’étaient alors affichées à… -8,9 % selon la Fédération française de l’assurance. Une statistique qui confirme que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Et surtout qu’il n’y a pas de rendement élevé sans risque élevé. Dans ces conditions, charge à l’assuré de trouver le bon dosage entre les différents fonds proposés pour tirer son épingle du jeu et bénéficier à plein de sa prise de risque.
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