Après le rebond, comment investir en Bourse avec sérénité

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Entre le 19 février et le 18 mars 2020, le CAC 40, l’indice phare de la place de Paris, a perdu 39 % de sa valeur, sur fond de crise sanitaire. Certains titres ont accusé des baisses encore plus franches : – 51 % pour BNP Paribas, – 52 % pour Renault, – 56 % pour Air France…

Il est usuel que les particuliers s’éloignent de la Bourse dans ce genre de situation. Mais cette crise fait exception à la règle. L’Autorité des marchés financiers, le régulateur du secteur, a noté une recrudescence d’achats d’actions par des particuliers au mois de mars dernier, ainsi que l’arrivée de plus de 150 000 nouveaux investisseurs.

Comment expliquer ce phénomène ? Par la rapidité et la violence sans précédent du krach ; par sa dimension sanitaire, qui laisse présager une reprise de l’activité et des cours de Bourse à court terme ; par l’épargne accumulée et le temps disponible pour s’en occuper… Et puis, « certains épargnants sont passés à côté de la hausse des cours ces dernières années et, comme les marchés étaient chers, ils attendaient une occasion pour se positionner », suppute Nadine Trémollières, directrice de Primonial Portfolio Solutions.

Diversifier ses placements

Quoi qu’il en soit, avant de se jeter à l’eau, mieux vaut garder quelques faits en tête. Tout d’abord, les marchés ont déjà rebondi depuis le point bas : plus de 22 % au 9 juin pour l’indice CAC 40 des principales valeurs de la Bourse de Paris, et plus de 45 % pour l’indice Dow Jones Industrial Average, un des principaux baromètres du marché new-yorkais. Ensuite, ils restent chahutés : les professionnels parlent d’une forte volatilité. Enfin, une rechute n’est pas à exclure. C’est pourquoi discernement et discipline s’imposent pour investir.

Avant tout, il faut entrer sur les marchés progressivement. « Même si on estime que le moment est opportun pour investir, il ne faut pas y aller en une seule fois, mais se bâtir un programme d’investissement », estime Muriel Tailhades, directrice des investissements de la banque privée chez Edmond de Rothschild France. Il suffit de se fixer un laps de temps – d’un à deux ans – et de prévoir un investissement mensuel correspondant à une fraction de la somme totale à placer. Cela peut être fait de manière manuelle, afin d’ajuster les points d’entrée, ou automatiquement. Ainsi, aucun risque d’oublier ou de faire marche arrière.

Autre recommandation-clé : bien diversifier ses placements en termes de zones géographiques, de secteurs d’activité et de typologies d’entreprises. « L’erreur fatale, c’est de vouloir “faire un coup” et d’investir dans une valeur qui a perdu 80 %. C’est un peu la roulette russe ! », alerte Alain Guelennoc, directeur général de Federal Finance Gestion.

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