Amazon : une pétition pour demander l’amélioration des conditions de travail aux Etats-Unis

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Des journées de 12 heures, trois fois par semaine. C’est ce qu’a vécu Rita Cummings, employée dans l’entrepôt géant d’Amazon à New York, JFK8 inauguré en 2018. Embauchée comme trieuse, la jeune femme doit inspecter et scanner au moins 1.800 colis par heure, soit 30 par minute, détaille Le Guardian. Des conditions de travail intenables pour la New Yorkaise qui a signé, comme 600 autres employés de l’entrepôt d’Amazon, une pétition pour demander une amélioration des conditions de travail. Le texte a été remis en main propre à la direction en novembre dernier, alors que les fêtes de fin d’année battaient leur plein outre-Atlantique.
Les employés demandent ainsi à la direction de fusionner les deux pauses de 15 minutes auxquelles ils ont droit en un pause de 30 minutes. En effet, en raison de la distance entre l’entrepôt et la salle de repos, les travailleurs peuvent mettre jusqu’à 15 minutes pour parcourir la distance… Ils demandent également à Amazon de fournir des services des transports plus fiables et d’améliorer la sécurité. Selon un rapport de l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA), le taux d’accident de l’entrepôt JFK8 est trois plus élevé que la moyenne nationale.
Pression et blessures à répétition
Des revendications auxquelles n’a pas, pour le moment, répondu la direction de l’entrepôt. La seule mesure prise a été l’installation de moniteurs vidéo mais “il n’y a pas eu de réel changement”, déplore Rita Cummings, qui défend le droit de ses collègues. Des conditions de travail compliquées d’autant que la pression est importante. “Les gens sont licenciés régulièrement”, affirme l’employée qui explique : “Vous pouvez être viré pour n’importe quoi”. Des affirmations qui sont confirmées par plusieurs autres employés interrogés par le Guardian.
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Du côté d’Amazon, un porte-parole de l’entreprise a répondu au quotidien anglais que “comme la plupart des entreprises, nous avons des attentes de performances pour chaque ‘Amazonien’ et nous mesurons les performances réelles par rapport à ces attentes”. Il affirme également qu’une formation est fournie aux travailleurs les moins performants et qu’il est “inexact de dire que l’entrepôt n’est pas sûr”.

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